
Croissance externe & acquisition
Acquisition d'entreprise : de la thèse au closing
Une acquisition d'entreprise réussie ressemble rarement à un coup de chance. Les acquéreurs qui intègrent bien leurs cibles sont d'abord ceux qui savaient pourquoi ils achetaient : une part de marché, une compétence rare, un carnet de contrats récurrents. Une acquisition sert une stratégie, elle ne la remplace pas.
Pourquoi se faire accompagner pour une acquisition d'entreprise
Acquérir une entreprise mobilise des compétences que peu de dirigeants exercent au quotidien : formuler une thèse, cartographier un marché, approcher un confrère sans se dévoiler, lire des comptes retraités, négocier un prix et une structure, puis sécuriser l'intégration.
La plus coûteuse des erreurs n'est pas de payer un peu trop cher : c'est d'acheter la mauvaise entreprise, ou d'acheter la bonne dans de mauvaises conditions.
Un conseil acquéreur apporte trois choses :
- Une discipline. Il oblige à écrire la thèse et les critères avant de se laisser séduire par une opportunité.
- Un accès. Il ouvre des conversations avec des dirigeants qui n'ont pas mis leur entreprise en vente.
- Une distance. Dans la négociation, un intermédiaire préserve la relation entre acquéreur et cédant et permet d'aborder les sujets sensibles — prix, garanties, accompagnement post-cession — sans crisper le dialogue.
Un cabinet indépendant n'a par ailleurs aucune cible à placer : il ne défend que l'intérêt de l'acquéreur qui le mandate.
Définir une thèse d'acquisition et des critères
Tout commence par une question : qu'est-ce que cette acquisition doit apporter que la croissance interne n'apporterait pas, ou pas assez vite ? Gagner des parts de marché, intégrer une compétence technique, entrer sur une zone géographique ou ajouter des revenus récurrents sont des logiques différentes, qui ne conduisent pas aux mêmes cibles ni au même prix acceptable.
C'est le rôle de la thèse d'acquisition : rendre explicite la logique économique avant d'examiner la moindre société.
La thèse se traduit ensuite en critères concrets, qui servent de filtre tout au long du sourcing :
- Le périmètre d'activité. Métier, positionnement, complémentarité avec l'existant.
- La taille et la profitabilité. Ordre de grandeur de chiffre d'affaires et de rentabilité recherché.
- La géographie. Zones à couvrir, proximité des implantations actuelles.
- La qualité du carnet. Récurrence des revenus, concentration client, durée des contrats.
- La dépendance au dirigeant. Ce qui devra être transféré, et à quel rythme, après la reprise.
Des critères écrits évitent la faute la plus fréquente : acheter par opportunité une entreprise disponible plutôt qu'une entreprise pertinente. Ils permettent aussi de dire non vite, ce qui économise un temps considérable.
Identifier et approcher les cibles (sourcing)
Les entreprises les plus intéressantes à racheter sont rarement celles qui affichent un mandat de vente. Beaucoup de dirigeants réfléchissent à céder sans avoir engagé de démarche, et n'ouvriront la discussion que face à un projet crédible, présenté avec tact. Le sourcing consiste précisément à aller vers ces cibles-là.
La méthode combine une cartographie du marché — qui sont les acteurs, leur taille, leur trajectoire — et une approche directe et confidentielle des dirigeants pressentis. L'objectif n'est pas de contacter le plus grand nombre, mais d'ouvrir quelques conversations avec des entreprises qui répondent réellement à la thèse.
Cette phase demande de la patience : établir la confiance avec un dirigeant qui ne vendait pas prend du temps, et c'est souvent l'étape la plus longue d'une acquisition.
Posture d'approche. Un premier contact réussi ne parle pas de prix. Il vérifie qu'il existe une intention réelle de transmettre et une compatibilité de projet. Le reste vient ensuite, une fois la confidentialité encadrée.
De la lettre d'intention à la due diligence acheteur
Lorsqu'une cible se confirme, l'acquéreur formalise son intérêt dans une lettre d'intention (LOI). Elle fixe un prix indicatif, un périmètre et les grandes conditions, avant l'examen approfondi. La LOI protège les deux parties : elle cadre l'exclusivité, la confidentialité et le calendrier, et donne le mandat d'ouvrir les livres.
Vient alors la due diligence acheteur, c'est-à-dire la vérification de ce que l'on s'apprête réellement à acquérir. Elle porte sur plusieurs plans :
- FinancierQualité des résultats, rentabilité retraitée, besoin en fonds de roulement, dette et trésorerie réelles.
- CommercialConcentration client, récurrence des contrats, pipeline, dépendance à quelques comptes ou à un donneur d'ordre.
- Juridique et socialContrats clés, litiges, statut des équipes, engagements et clauses susceptibles de changer à la reprise.
- OpérationnelDépendance au dirigeant, savoir-faire, outils, capacité de l'organisation à tourner après son départ.
La due diligence ne sert pas seulement à confirmer un prix : elle prépare l'intégration. Chaque point de vigilance identifié devient un sujet à traiter dans le protocole — ajustement de prix, garantie d'actif et de passif, période d'accompagnement du cédant — puis dans le plan des cent premiers jours.
Structurer et financer l'opération
La structuration transforme un accord de principe en montage réalisable. Elle répond à plusieurs questions :
- achète-t-on les titres ou le fonds ?
- faut-il constituer une société holding de reprise ?
- comment articuler apport, financement bancaire et éventuel crédit-vendeur ?
- comment répartir le paiement dans le temps, notamment si une partie du prix dépend des résultats futurs ?
Ces choix engagent la fiscalité, la gouvernance et l'équilibre financier de l'opération. Ils se décident avec vos conseils juridiques, fiscaux et bancaires, que le cabinet coordonne. Nous n'apportons pas de conseil chiffré ni de recommandation de montage financier : notre rôle est de préparer l'opération et de cadrer la négociation.
Réussir l'intégration après le closing
La signature n'est pas la fin de l'opération, c'est le début de la partie qui crée — ou détruit — la valeur. Une acquisition bien négociée peut décevoir si l'intégration est improvisée : départ de personnes clés, clients inquiets, synergies qui ne se matérialisent jamais.
Les premières semaines fixent le ton
Sécuriser les relations clients et fournisseurs, impliquer les équipes, organiser le transfert du savoir-faire du dirigeant cédant et cadencer les rapprochements — sans tout bouleverser d'un coup. La préparation de l'intégration commence pendant la due diligence, pas après le closing.
Comment Experys accompagne votre acquisition d'entreprise
Experys est un cabinet indépendant de fusion-acquisition. Côté acquéreur, nous intervenons du cadrage de la thèse jusqu'au closing :
- formalisation des critères et cartographie du marché ;
- sourcing et approche confidentielle des cibles ;
- conduite de la négociation jusqu'au closing ;
- coordination de la due diligence et de la structuration avec vos conseils ;
- préparation de l'intégration.
Notre indépendance signifie que nous n'avons aucune entreprise à vous vendre : nous cherchons celle qui sert votre stratégie. Nous conduisons des mandats de croissance externe dans les services aux entreprises — numérique, cloud et infogérance, propreté, notamment. Les opérations ci-dessous ont toutes été menées pour le compte de l'acquéreur.
Opérations de référence
La crédibilité d'un conseil acquéreur se mesure aux opérations réellement menées côté acheteur. En voici trois, à titre d'exemples de mandats de croissance externe.
Conseil acquéreur

Onepoint acquiert Natea Consulting
Mandaté par Onepoint pour cibler une entreprise performante et innovante en matière d'offre.
Source publique
Conseil acquéreur

Ecritel acquiert Simplerezo
Mandaté par Ecritel pour réaliser une opération de croissance externe.
Source publique
Questions fréquentes
Acquérir une entreprise : vos questions
Faut-il un conseil pour racheter une entreprise ?
Un conseil acquéreur structure la démarche : il aide à formuler une thèse d'acquisition, à identifier des cibles souvent non mises en vente, à approcher les dirigeants avec la bonne posture, puis à cadrer la lettre d'intention et la due diligence. Il travaille en lien avec vos conseils juridiques, fiscaux et financiers sur la structuration et les actes.
Qu'est-ce qu'une thèse d'acquisition ?
C'est le raisonnement qui justifie l'acquisition avant de regarder la moindre cible : ce que l'on cherche à obtenir — part de marché, compétence, zone géographique, récurrence de revenus —, pourquoi acheter plutôt que construire en interne, et les critères concrets qui rendent une cible pertinente. Une thèse claire évite d'acheter par opportunité une entreprise qui ne sert pas la stratégie.
Comment trouver une entreprise à racheter ?
Les meilleures cibles sont rarement en vente affichée. Le sourcing combine cartographie du marché, approche directe et confidentielle des dirigeants, et exploitation d'un réseau sectoriel. L'objectif est d'ouvrir des conversations avec quelques entreprises réellement pertinentes plutôt que de répondre à des annonces.
Combien de temps dure une acquisition ?
Le calendrier dépend de la maturité de la thèse, de la disponibilité des cibles et de la profondeur de la due diligence. Entre le cadrage des critères et le closing, une opération de croissance externe s'étale généralement sur plusieurs mois. La phase de sourcing et l'établissement de la confiance avec le dirigeant cible sont souvent les plus longues.
Structurer votre projet d'acquisition
Un premier échange sert à comprendre votre thèse et vos critères, puis à vous indiquer les prochaines étapes possibles. Il est confidentiel et n'engage à rien.
