Banque d’affaires pour PME

Banque d’affaires pour PME : rôle, seuil de pertinence et différence avec un cabinet de cession

Cabinet indépendant depuis 2013 Opérations de 1 à 50 M€ Premier échange confidentiel, sans engagement

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Une banque d’affaires conseille les entreprises sur leurs opérations de haut de bilan : cession, acquisition, ouverture du capital, financement structuré. Elle ne prête pas et ne reçoit pas de dépôts. Pour un dirigeant de PME, ce qui compte est de savoir qui tient ce rôle pour une société de 1 à 50 M€, ce qu’il fait concrètement et ce qu’il coûte. Cette page y répond, et explique où se situe Experys.

Qu’est-ce qu’une banque d’affaires ?

Une banque d’affaires est un établissement, ou un département, dont le métier est le conseil financier aux entreprises et aux actionnaires : fusions-acquisitions, cessions, levées de fonds, introductions en bourse, émissions obligataires, restructurations. À la différence d’une banque commerciale, une banque d’affaires ne finance pas l’entreprise ; elle la conseille et, pour les plus grandes, place ses titres auprès d’investisseurs.

Pour une PME, une seule de ces activités est utile : le conseil en fusion-acquisition, c’est-à-dire l’accompagnement d’une cession, d’une acquisition ou d’une transmission. Le Code monétaire et financier range ce conseil parmi les « services connexes » aux services d’investissement (article L. 321-2, 3° : « la fourniture de conseil et de services en matière de fusions et de rachat d’entreprises »). Il ne relève d’aucun agrément propre : un cabinet indépendant peut l’exercer sans être une banque, et c’est le cas de la majorité des conseils qui interviennent sur les PME.

Le banquier d’affaires est la personne qui porte ce conseil auprès du dirigeant. Son rôle dans la cession d’une PME est décrit étape par étape dans notre article que fait un banquier d’affaires dans la cession d’une PME.

Pour qui, et à partir de quelle taille d’opération ?

Le marché du conseil en fusion-acquisition est segmenté par taille de valeur d’entreprise. Les classements publiés, par exemple par Infocession, distinguent des tranches de moins de 1 M€ à plus de 150 M€. Les grandes banques d’affaires interviennent sur le haut de cette échelle. En dessous de quelques dizaines de millions d’euros, un dossier n’atteint pas leur seuil de rentabilité ; il est refusé, ou confié à une équipe qui n’en fera pas une priorité.

Le seuil de pertinence, en pratique

Pour une société valorisée entre 1 et 50 M€, l’interlocuteur adapté est une banque d’affaires ou un cabinet M&A spécialisé sur ce segment : même méthode qu’une grande opération (évaluation, mémorandum, mise en concurrence, négociation), avec une connaissance des acquéreurs réels d’un secteur et une structure de coûts compatible avec la taille du dossier. En dessous de 1 M€, un processus complet coûte souvent plus qu’il ne rapporte ; un mandataire spécialisé, une bourse d’annonces et un avocat suffisent en général. Ce sont des repères de pratique, pas des seuils réglementaires.

Ce que fait la banque d’affaires à chaque étape

Un mandat de cession se déroule en sept temps.

Côté acquéreur, le travail est symétrique : thèse d’investissement, cibles hors marché, évaluation, structuration de l’offre et du financement, négociation, due diligence, closing.

Banque d’affaires, cabinet M&A, boutique, expert-comptable, avocat : qui fait quoi

IntervenantRôle dans l’opérationLimite pour une PME
Banque d’affaires (grande banque, banque d’affaires internationale)Conseil M&A, placement de titres, financement structuréSeuil d’intervention élevé ; PME rarement prioritaires
Cabinet M&A / boutique M&A indépendanteConseil M&A uniquement : évaluation, dossier, recherche d’acquéreurs, négociation, coordinationPas de financement ; le choix repose sur les références vérifiables
Cabinet de cessionMême métier, vocabulaire courant pour les mandats de vente de PME et de fonds de commerceQualité très variable d’un cabinet à l’autre
Expert-comptableComptes, retraitements, situation intermédiaire, fiscalité du cédantNe mène pas de recherche d’acquéreurs structurée
Avocat en fusion-acquisitionLettre d’intention, protocole, garantie d’actif et de passif, pacteNe recherche pas d’acquéreur et ne fixe pas le prix

Le détail du travail de l’avocat, et le moment où le mandater, sont dans notre article sur le rôle de l’avocat en fusion-acquisition. Pour choisir entre ces interlocuteurs selon la taille de votre société, voir qui contacter pour vendre son entreprise.

Comment une banque d’affaires est rémunérée

La rémunération combine un forfait de mission (retainer), versé au démarrage ou par phase, et un honoraire de succès (success fee), calculé en pourcentage du prix et dû au closing. Bpifrance Création décrit ce modèle comme « un forfait initial couvrant les premières étapes comme l’audit et la valorisation et une rémunération au succès ». Les taux affichés décroissent avec la taille de l’opération ; la page Wikipédia consacrée au conseil en fusion-acquisition situe l’honoraire de succès entre 1 % et 10 % de la valeur de la transaction selon sa taille.

Un pourcentage ne dit rien tant que trois éléments ne sont pas précisés : l’assiette (prix des titres encaissé, valeur d’entreprise dette comprise, différés inclus ou non), le plancher d’honoraires et la queue de mandat. Notre article comment comparer les honoraires d’un cabinet de cession donne la grille pour ramener deux propositions au même périmètre.

Comment choisir sa banque d’affaires ou son conseil M&A

Experys : le rôle d’une banque d’affaires, pour les PME

Experys n’est pas une banque. C’est un cabinet indépendant de conseil en fusion-acquisition, fondé en 2013, qui tient pour les PME le rôle qu’une banque d’affaires tient pour les grandes entreprises : cession, acquisition, transmission et évaluation, sur des opérations de 1 à 50 M€, à Paris et partout en France. Nous ne sommes adossés à aucun fonds, aucune banque, aucun réseau d’apporteurs ; un seul intérêt compte, celui du client.

Nous travaillons en équipe resserrée, avec un seul interlocuteur du premier échange au closing, et une confidentialité organisée par étapes. Nos secteurs de prédilection sont les ESN et sociétés informatiques, le cloud et l’infogérance, l’ingénierie, la sécurité, la propreté et le courtage d’assurance. Parmi les opérations que nous pouvons citer : la transmission d’Europrop’services, société de nettoyage industriel, au groupe Isor (conseil du cédant, 2021) ; l’acquisition de Natea Consulting par le groupe Onepoint (conseil de l’acquéreur, 2018) ; l’acquisition de Simplerezo, spécialiste de l’hébergement et de l’infogérance, par Ecritel (conseil de l’acquéreur, 2025). Le détail est sur notre page références, et la présentation du cabinet sur le cabinet.

Si vous préparez la vente de votre société, la page vendre son entreprise décrit notre méthode ; si vous cherchez une cible, la page acquisition d’entreprise. Pour comprendre ce qui distingue un cabinet M&A d’une banque, voir notre page cabinet M&A pour PME.

Ce qu’une page ne remplace pas

Cette page décrit un métier et des repères généraux. Elle ne dit pas si votre société est prête, ce qu’elle vaut, ni qui pourrait l’acheter. C’est l’objet d’un premier échange, confidentiel et sans engagement, avec un associé du cabinet.

Questions fréquentes

Banque d’affaires pour PME : vos questions

Qu’est-ce qu’une banque d’affaires ?

Un établissement ou un département spécialisé dans le conseil financier aux entreprises : fusions-acquisitions, cessions, levées de fonds, introductions en bourse, financements structurés. Elle ne reçoit pas de dépôts et n’accorde pas de crédits, à la différence d’une banque commerciale. Pour une PME, seule l’activité de conseil en fusion-acquisition compte, et elle est le plus souvent exercée par des cabinets indépendants.

Une PME a-t-elle besoin d’une banque d’affaires pour se vendre ?

Pas d’une grande banque d’affaires, qui n’interviendra pas en dessous de plusieurs dizaines de millions d’euros. En revanche, pour une société de 1 à 50 M€, un conseil M&A spécialisé apporte ce qu’un dirigeant seul ne peut pas produire : une évaluation argumentée, une mise en concurrence d’acquéreurs qualifiés et une négociation menée à distance de l’affect.

Quelle est la différence entre une banque d’affaires et un cabinet M&A ?

Le métier de conseil est le même. Une banque d’affaires peut en plus placer des titres et structurer des financements, et intervient sur des opérations plus grandes. Un cabinet M&A, ou boutique M&A, ne fait que du conseil, en général sur les PME et les ETI, avec un associé qui suit lui-même le dossier.

Combien coûte une banque d’affaires ?

Un forfait de mission et un honoraire de succès calculé en pourcentage du prix, dégressif avec la taille de l’opération. Les sources publiques situent l’honoraire de succès entre 1 % et 10 % selon la taille. Ce qui compte est l’assiette de calcul, le plancher et la queue de mandat, à faire chiffrer sur votre scénario de prix avant de signer.

Une banque d’affaires finance-t-elle l’acquéreur ?

Non. Elle conseille et peut aider l’acquéreur à structurer son financement, mais le crédit vient des banques commerciales, des fonds de dette ou des investisseurs. Un cédant qui reçoit une offre doit donc vérifier que l’acquéreur dispose d’un financement, ce que son conseil fait au stade de la qualification des offres.

Pour aller plus loin

Nos articles sur le sujet.

Comprendre le rôle du conseil

Parler de votre opération à un associé

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